Une formation de haute qualité toute la vie durant

Une formation de haute qualité développe chez les individus la curiosité et les capacités d’apprendre, de communiquer, de faire preuve de jugement et d’agir de façon autonome. Une telle formation permet le plein épanouissement des personnes et profite en même temps à la société toute entière. Face aux transformations rapides que connaît le Québec, il faut se demander si l’idée qu’on se fait actuellement d’une formation de haute qualité pourra encore répondre pleinement aux besoins de demain.

Au Québec, la perception à l’égard de la qualité de la formation ne fait pas l’unanimité. D’un côté, les données dont nous disposons montrent qu’elle se compare avantageusement aux systèmes des autres pays industrialisés. Ainsi, les élèves québécois se classent très bien aux épreuves pancanadiennes et internationales, notamment en sciences et en mathématiques. D’un autre côté, l’ampleur du décrochage scolaire, la diminution des pratiques de lecture chez les jeunes ou la persistance des faibles taux de diplomation en formation professionnelle tendent à indiquer que d’autres aspects de l’éducation laissent à désirer.

Les très fortes exigences qui pèsent sur les nations de petite taille comme le Québec les obligent à viser rien de moins que les plus hauts niveaux d’excellence en éducation. C’est pourquoi il importe de mieux comprendre les problèmes qui minent le plus large accès possible à une formation de haute qualité, de façon à trouver des approches pédagogiques efficaces et à mettre au point les mesures de soutien adaptées aux groupes en difficulté.

Parmi les objectifs les plus ambitieux en matière d’éducation, le gouvernement du Québec vise une hausse importante des taux de diplomation dans la population. Pour 2010, la cible est de 85 % de personnes diplômées au secondaire, 60 % au collégial et 30 % au premier cycle universitaire.

Puisque la formation doit aujourd’hui être comprise comme une activité qui s’étend tout au long de la vie, un autre défi consiste à développer chez les plus jeunes des habiletés qui faciliteront leur polyvalence et leur adaptation, mais également leur capacité de continuer à apprendre. Chaque travailleur doit désormais prévoir dans son cheminement professionnel des plages de formation qui lui permettront de s’ajuster au renouvellement rapide des savoirs et l’acquisition de nouvelles compétences.

De nouveaux modes d’apprentissage permanents sont donc à imaginer. Ceux-ci exploiteront les ressources du système scolaire et feront également appel à la communauté (organismes culturels et de loisir, entreprises, etc.). À cet égard, la recherche réalisée en éducation peut nous aider à trouver les meilleures pistes à suivre.



Une recherche multidisciplinaire et faite en partenariat

La recherche québécoise en éducation est très multidisciplinaire. Elle appartient, entre autres, aux sciences de l’éducation (didactique, psychopédagogie, mesure et évaluation, etc.), aux sciences humaines (philosophie, histoire, etc.) et aux sciences sociales (économie, sociologie, sciences politiques, etc.). Elle utilise diverses méthodes d’investigation : expérimentation, recherche-action, enquête statistique, etc.

Depuis quelques années, un fort accent est mis sur le transfert des nouveaux savoirs et leur utilisation par les acteurs sur le terrain. Dans cette perspective, les projets de recherche dite collaborative tendent à rassembler des partenaires de milieux très diversifiés et à produire des résultats mieux ajustés aux besoins des utilisateurs.

Pour en savoir plus :

Indicateurs de l’éducation – édition2006

Rapport sur l’état et les besoins de l’éducation (2004-2005)

Rapport européen sur la qualité de l’éducation scolaire


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