L’important défi de l’efficacité énergétique et des énergies nouvelles s’inspire des principes du développement durable. Il prend en considération les problèmes environnementaux sans compromettre la vigueur de l’économie québécoise ni le bien-être de la population. Ce défi, qui se présente sous deux facettes complémentaires – l’efficacité énergétique et les énergies nouvelles –, demande de l’ingéniosité et de la prévoyance.
Pour commencer soyons plus efficaces...
L’efficacité énergétique passe par une modification des procédés industriels et une meilleure conception des édifices afin de les rendre moins gourmands en énergie. Le défi de l’efficacité énergétique demande aussi des changements dans nos habitudes de consommation, entre autres dans nos pratiques de récupération des produits usagés et nos modes de transport individuel et collectif. Tous, petits et grands, peuvent y contribuer. Une lumière allumée inutilement, une voiture dont le moteur tourne sans raison, des fenêtres mal fermées. Tous ces détails finissent par compter lorsqu’ils sont additionnés.
... ensuite n’ayons pas peur d’innover
Moins consommer et tirer un meilleur parti de l’énergie mise à notre disposition ne suffiront pas à diminuer notre dépendance envers les combustibles fossiles. C’est pourquoi il faut se tourner vers de nouvelles sources d’énergie renouvelables. Énergie éolienne, solaire, géothermique (énergie du sol), éthanol et hydrogène sont autant de possibilités de mettre fin à notre dépendance envers les combustibles fossiles comme le pétrole.
Par exemple, d’importants efforts sont consentis actuellement pour produire de l’électricité grâce à la force du vent. De fait, le déploiement et l’intégration de l’éolien aux réseaux hydroélectriques sont promis à un bel avenir. On estime qu’il répondra à près de 10 % de la demande de pointe en électricité au Québec d’ici 2015.
Dans le domaine des transports, l’éthanol constitue un des biocarburants les plus prometteurs à court terme avec le biodiesel. Au Québec, on compte se servir des résidus de l’exploitation des forêts et peut-être même des déchets urbains comme matière première.
Et ce n’est pas tout ! L’utilisation de la lumière du soleil pour produire de l’électricité (solaire photovoltaïque) et de l’hydrogène dans les piles à combustibles ouvrent d’autres avenues pour la mise au point de technologies performantes et moins polluantes. Ces technologies dites de l’environnement auront des retombées importantes et bénéfiques dont le Québec pourrait tirer grandement parti.
La force du vent
L’exploitation du vent comme source d’énergie renouvelable n’est pas à proprement parler nouvelle. Les moulins à vent le font depuis longtemps. Par contre, son exploitation pour la production d’électricité dans des parcs d’éoliennes situés en mer ou sur terre est récente et repose principalement sur l’amélioration des turbines.
Au Québec, la Chaire de recherche du Canada sur l’aérodynamique des éoliennes en milieu nordique de l’École de technologie supérieure de l’Université du Québec travaille à l’amélioration des pales. De son côté, la Chaire en aéronautique J.-A. Bombardier de l’École Polytechnique de l’Université de Montréal travaille à augmenter la performance des turbines.
La chimie verte
Il se développe aujourd’hui dans le monde une chimie qui tente de réduire l’impact négatif des réactions chimiques. Elle vise à éviter l’utilisation de solvants dangereux en cours de processus, la production de déchets toxiques et la demande élevée en énergie. Cette approche novatrice s’inscrit en continuité avec le développement durable et constitue une source importante de nouvelles technologies de l’environnement.